La finance solidaire est un circuit de financement qui consiste à mettre en relation des épargnants qui cherchent à fructifier leurs économies tout en leurs donnant un sens d’une part, et des associations ou entreprises d’utilité sociale ou environnementale de l’autre.

finance solidaire

De plus en plus d’épargnants solidaires

S’ils étaient moins de 40.000 il y a 10 ans, on compte à ce jour plus d’un million de Français ayant décidé de placer tout ou partie de leurs épargnes aux bénéfices d’activités sociales ou environnementales. Ce chiffre est en constante évolution pour plusieurs raisons.

– Motivation

Les épargnants se rendent de plus en plus compte qu’au lieu de faire une simple épargne, ou de garder leur argent sous leur oreiller, ils peuvent contribuer au financement d’actions à fort impact social comme la création d’emplois ou de logements sociaux pour les plus démunis, création d’entreprises notamment dans les pays en voie de développement où l’accès au financement bancaire est difficile.

Dans le domaine environnemental, on peut citer entre autres la création d’aires protégées, l’aménagement de terres agricoles biologiques, le soutien à des projets de solidarité internationaux, la production d’énergies renouvelables. Outre la satisfaction personnelle de s’être rendu utile, il fait fructifier son argent.

– Adhésion simple

Devenir épargnant solidaire est une opération facile et accessible à tous. Mais à qui faire confiance pour placer son argent et s’assurer qu’il soit utilisé à bon escient ? De nombreux moyens sont disponibles.

Tout d’abord par l’intermédiaire des établissements financiers, les mutuelles et les assurances labellisés Finansol. Un comité d’experts indépendants est chargé de délivrer ce label et atteste du véritable caractère solidaire du produit financier proposé par ces établissements. Il assure entre autres de la bonne gestion de l’épargne de partage, contrôle leur méthode d’attribution aux entreprises bénéficiaires.

Des entreprises permettent à ses salariés de souscrire un plan d’épargne pour la retraite collectif (PERCO) ou un plan d’épargne entreprise (PEE). On peut aussi devenir actionnaire d’une entreprise solidaire. Dans tous les cas, le label Finansol est de rigueur.

– Information et transparence

financement solidaireLe label engage l’acteur financier à donner des informations fiables sur le placement et les activités des organismes bénéficiaires. Il constitue une assurance pour l’épargnant que les fonds sont bien utilisés dans des actions sociales et/ou environnementales.

Un développement rapide

Voici quelques chiffres illustrant le développement rapide de la finance solidaire, chiffres constatés de 2002 à la fin de l’année 2012.

On compte 125 produits financiers labellisés Finansol. L’encours de la finance solidaire est passé de 309 millions à 4.700 millions d’euros. La plus grande part, 55,2% concerne l’épargne salariale contre 36,5% pour l’épargne bancaire et 8,3% pour les souscriptions au capital d’entreprises et associations solidaires.

En l’espace d’une décennie, près de 100.000 entreprises ont été créées ou développées, créant 200.000 emplois. 38.000 personnes ont été logées ou relogées dont 4.400 personnes âgées, 1.000 projets de solidarité internationaux ont été soutenus et des milliers d’hectares ont été aménagés en exploitations agricoles biologiques.

En 2013, ces investissements ont connu une forte hausse pour atteindre les 6 milliards d’euros.

20. novembre 2015 · Commentaires fermés sur Le marché du ménage low cost progresse · Categories: Marchés & secteurs

Selon un rapport de l’Acoss, le nombre de travailleurs à domicile déclarés est en baisse constante. Celui de ceux qui travaillent au noir par contre ne cesse d’augmenter. Plusieurs raisons ont conduit les ménages à réduire les heures de travail de leurs employés à domicile ou même à y renoncer.

ménage low cost

Contexte économique défavorable

La baisse du pouvoir d’achat due à la crise a conduit la classe moyenne à renoncer à l’emploi de travailleurs à domicile comme les femmes de ménage, les baby-sitters qui pouvaient lui couter jusqu’à 15 euros de l’heure sans compter les charges. Près de 72.000 emplois ont été ainsi perdus. La baisse des cotisations sociales perçues a atteint un record de 3,2%, et le nombre d’employeurs est passé sous la barre des 2.000.000 de personnes.

Déclarer revient cher

Les réformes successives des avantages fiscaux ont elles aussi eu un impact non négligeable sur le budget des familles employant des travailleurs à domicile : en 2011, suppression de l’abattement de cotisation 15% ; 2013, suppression de la déclaration au forfait, baisse à 10.000 euros de réduction d’impôt au lieu de 15.000. Sans compter les charges sociales. Ces mesures ont eu pour conséquence la hausse du coût de l’emploi et ont incité les employeurs à se passer des services de ses salariés ou, dans la quête perpétuelle du low-cost, se tourner vers d’autres alternatives si vraiment ils ne peuvent pas faire autrement.

Le travail au noir

Certaines personnes ont cependant un besoin réel des services à domicile comme c’est le cas par exemple des personnes âgées ou handicapées. Agressés fiscalement, une solution leur vient en tête : se rabattre vers le travail au noir, employer des travailleurs non déclarés comme une femme de ménage pas chère, un plombier etc.

Si le nombre ne cesse de chuter inexorablement du côté de l’emploi à domicile, celui du travail au noir lui, progresse de plus en plus et ce, depuis huit ans. Un Français sur trois au moins le pratiquerait ne serait-ce qu’occasionnellement. Le manque à gagner qui en résulte pour le fisc atteindrait les 20 milliards d’euros.

Mais cette solution s’impose pour limiter, autant que faire se peut les dépenses car si celles-ci augmentent, le salaire lui ne suit pas toujours. C’est donc bien pour une raison économique que le particulier se tourne vers cette option, tout en sachant pertinemment les risques que lui et la personne qu’il emploi encourent. C’est aussi pour une solution de facilité car cela lui évite bien des tracas administratifs.

Mais c’est une solution peu pérenne qui est destructrice de valeur à long terme. Pour faire des économies autant de tourner vers des sociétés de ménage pas chère qui cherchent à proposer des offres à petit prix comme Dweho.com par exemple.

11. novembre 2015 · Commentaires fermés sur Les différentes lois qui régissent le crédit à la consommation · Categories: Crédit

Malgré les idées reçues, les particuliers constituent généralement le gros de la clientèle des banques au détriment des grandes entreprises. Ils ont plus souvent recours à des prêts pour s’acheter un bien quelconque ou pour payer la prestation d’un service.
Quoi qu’il en soit, les crédits à la consommation sont les formules les plus sollicitées par les simples citoyens. Ces formes d’emprunts regroupent les crédits conso affectés (ex : crédit auto…), les crédits personnels et enfin les crédits revolving et les rachats de crédits d’un certain point de vue. Sachez tou de même que ces offres sont toutes régies par les mêmes lois.

L’essence des lois françaises sur le crédit

credit-consommationLa législation française voit le crédit d’un tout autre point de vue que la plupart des pays dans le monde. Si aux États-Unis les lois donnent beaucoup de liberté aux institutions financières proposant des emprunts, les textes français restreignent les agissements de ces établissements préteurs pour protéger les citoyens des prêts usuraires.
Certes, les dispositions légales n’obligent pas à appliquer un bas taux pour le bonheur des habitants de l’Hexagone, mais elles fixent par exemple un taux d’usure à ne pas dépasser. En outre, elles obligent les banques à donner plus de transparence concernant leurs offres pour la sécurité financière des souscripteurs. Quoi qu’il en soit, la Loi Lagarde est sans aucun doute le texte qui consacre ces dernières préoccupations en matière de credit à la consommation.

La loi Lagarde ou loi n° 2010-737 du 1er juillet 2010 portant réforme du crédit à la consommation

L’État français a promulgué de nombreuses lois au cours de ces 40 dernières années concernant les crédits à la consommation. Les premiers textes dédiés à la règlementation des crédits à la consommation datent de 1978 avec la Loi Scrivener. Celle-ci fixait le montant maximal d’emprunt à 21 500 €. Depuis, d’autres lois (Loi Neiertz, Loi Murcef…) ont vu le jour pour définir les règles de procédures ainsi que divers aspects de l’accession aux crédits conso.

Cependant, un grand changement a été noté depuis l’application de la Loi Lagarde. Cette dernière vise à protéger plus efficacement la clientèle des banques. Dans cette optique, elle oblige les institutions financières à donner plus de transparence concernant les offres d’emprunts proposées. En outre, le texte précise que le souscripteur n’est pas dans l’obligation d’opter pour une assurance de prêt auprès de la banque emprunteur. La récente Loi Hamon (loi du 17 mars 2014 relative à la consommation) avance d’ailleurs également que le souscripteur peut changer d’assurance-emprunteur à tout moment jusqu’à un an après la date de signature du contrat de crédit.