Au début des années 90, l’industrie de la literie comme bien d’autres secteurs des biens de consommation, a subi la crise économique due à la baisse du pouvoir d’achat, le chômage, le vieillissement de la population. Mais on peut dire aujourd’hui qu’elle se porte mieux.

matelas

Un marché de plusieurs milliards

L’industrie du matelas et du sommier représente aujourd’hui plusieurs milliards d’euros et vise quelques 26 millions de familles en France. Rien que pour la vente en ligne qui ne représente que 4,3% du total des ventes, ce marché est estimé à 9,56 milliards d’euros dont 59% pour les matelas. On peut compter actuellement 35 d’entreprises dans ce secteur. Le nombre de salariés est estimé à 5.900 alors qu’il était de 6.500 en 1999. Cette diminution est due à la fermeture de plusieurs usines ou à la réduction du personnel.

Un secteur en évolution

Les ventes accusent une croissance de 1,99% depuis 2010. Près de 1.875 matelas sont vendus chaque heure. Cela s’explique par le fait que 68% des 26 millions de ménages cibles estiment que pour leur santé, ils devraient changer de literie tous les 8 ans. L’apparition de nouvelles technologies comme les matelas à mémoire de forme par exemple, n’est pas pour rien dans cette envie de changement. Les matelas en mousse ou latex occupent la première place avec 75% suivis de ceux à ressort avec 22%. La diversification des offres rend toutefois le choix plus difficile. Les magasins spécialisés pratiquant la vente directe ont encore de beaux jours devant eux.

Cependant, on ne peut que constater que les importations sont de loin supérieures aux exportations: 7,5 milliards contre 2,9 milliards. Ces importations en provenance de Chine et de Turquie étaient en hausse de 10% en 2005. Les grands magasins ont préféré importer des produits d’entrée de gamme moins chers et les estampiller de leur marque. Les grandes enseignes elles, tiennent à s’imposer dans le haut de gamme. Le secteur moyen de gamme reste quand à lui sous exploité.

On a pu noter ces dernières années l’apparition de nouvelles entreprises et points de vente. Cette concurrence n’a cependant pas contribué à baisser les prix. Cela est dû principalement à la hausse des prix des matières premières mais aussi aux charges engagées dans les recherches et développements afin offrir des produits de hautes technicités et conformes aux normes en vigueur : anti-feu, anti-acariens etc.

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