23. décembre 2016 · Commentaires fermés sur Les robots vont-ils envahir la finance ? · Categories: Général

L’informatique cognitive dispose de nombreux avantages par rapport aux institutions financières. Cependant, beaucoup d’organisations, telles que les organisations syndicales s’inquiètent qu’un jour les robots prennent la place des salariés.

La présence d’un service robotisé pour certains assureurs

La présence des robots dans les institutions bancaires et des compagnies d’assurance est redoutable. Bien que la quatrième révolution industrielle ne soit pas encore là, elle fait son entrée avec quelques balbutiements et les logiciels autoapprenants, qui prennent déjà la place des conseillers clientèles dans ces grandes entités financières françaises.

Pour le cas de Natixis Assurances, elle se fie par exemple à la start-up Owi pour mieux l’aider dans la gestion du flux massif d’e-mails envoyés aux conseillers. Le robot prend en charge le mail en le lisant et effectue par la suite une analyse sémantique avant de réaliser les degrés de priorité selon le terme utilisé par le client. Il établit ensuite des réponses qui seront utilisés par le commercial pour répondre aux demandes de l’assuré. Le robot sait très bien assurer ces tâches car il a acquis trois mois de formation initiale, au cours de laquelle il faisait face à plus de 10.000 mails, qui lui ont appris le langage de la clientèle.

Vient après l’intérêt de l’intelligence artificielle qui consiste à l’utilisation des logiciels, pour répondre aux clients. De ce fait, les réactions du robot se rapprochent un peu plus de celles des vrais conseillers. Par contre, le Crédit Mutuel –CIC se sert de Watson, qui est le système d’intelligence artificielle d’IBM. Ce dernier est un assistant virtuel épargne et assurance, capable de répondre de façon immédiate aux questions répétitives des clients.

La robotisation, pour un service rapide

La présence des robots est cruciale dans certains départements risques et conformité des banques. Dans ces institutions, les logiciels intelligents sont utiles voire nécessaires pour ingérer les normes réglementaires qui se développent constamment. Aussi, la robotisation des tâches administratives faciles à réaliser continue à la fois à prendre du terrain dans les back-offices. Pour cela, chez Naxitis Assurances, l’annulation des contrats d’assurance et habitation, qui est possible à réaliser depuis l’instauration de la loi Hamon, a été cédée à un robot. Ce dernier réalise en effet une résiliation de 500 à 600 contrats en une nuit, qui correspond à 6 jours de travail pour un salarié.

L’essor de la révolution robotisée

Les banquiers et les assureurs sont rassurés sur le fait que les robots vont satisfaire leur besoin de recrutement, mais pas pour supprimer l’emploi. Ils permettront de recruter plus de salariés à fort potentiel selon un assureur. Un dirigeant d’une grande banque mutualiste affirme également que les conseillers ne sont pas des robots et que le phénomène dit « robot mode » ne nous affecte pas encore. Il ajoute aussi que c’est inconcevable de penser qu’un robot puisse disposer de l’empathie et de la pertinence que témoigne un conseiller clientèle. Cependant, les robots apparaissent dans le monde de la finance, surtout dans le domaine des conseils et de l’accueil, avec les « chatbots », voire même dans les agences de banques japonaises, sous forme de robots humanoïdes qui font attendre les clients.